Selon les historiens, le nom de Rocamadour serait une forme archaïque de Rocamajor « abri sous roche important ».
C'est vers 1170 que fut inventé ce « Saint Amadour » ou « Saint Amateur » après la découverte d'un corps momifié dans les ruines de la ville.
Cette photo est prise de « l'Hospitalet », petit hôpital situé sur la colline et qui, au Xième siècle accueillait les pèlerins de St Jacques de Compostelle.
Les trois étages de Rocamadour reflètent les trois ordres de la société du Moyen Age.
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Les chevaliers, au plus haut dans le château
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Les moines et les religieux au milieu
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Les travailleurs laïcs au plus bas
Cette porte d'entrée caractérise le village du Moyen Age
Le village rue était la forme particulière que devaient prendre tous ces villages coincés entre la rivière (ici l'Ouysse) et la montagne.
Le site fut souvent pillé et reconstruit. C'est Monseigneur Jean Jacques Bardou, évêque de Cahors, qui lança au XVème l'idée d'une rénovation totale du lieu.
Jean Lurçat était un peintre qui consacra une grande partie de sa vie, à la tapisserie. Il fut un grand rénovateur dans ce domaine.
En 1941, il s'installe dans le Lot où il participera activement à la résistance armée.
C'est en souvenir de ces moments que l'artiste a passé dans la région de Rocamadour que la mairie a mis en place une exposition permanente consacrée à quelques unes de ses œuvres.
Lorsque, au début du XIIème siècle, Ebble de Turenne s'installe à Rocamadour, il n'y avait qu'une modeste chapelle construite à l'abri de ces imposants rochers.
C'est au XIIIème siècle que le rayonnement religieux de Rocamadour est à son apogée dans le monde du Moyen Age.
C'est en 1317 que les moines abandonnent le sanctuaire.
C'est alors que les pillages se multiplient.
Deux capitaines de l'armée de Condé ont même réussi à tirer 200 000 livres de tout ce qui composait le trésor de Notre Dame au XIIème siècle.
Notre Dame de Rocamadour était la récompense de l'épreuve finale du pèlerinage
Il s'agissait alors de monter à genoux les 216 marches conduisant aux sanctuaires.
Rocamadour possède un pèlerinage des plus anciens consacré à la Vierge noire.
Ces galeries étaient réservées aux pèlerins qui assistaient aux offices.
La Vierge Marie prend ici l'aspect de la Vierge noire.
Son corps était autrefois couvert de plaques d'argent (disparues au cours des multiples pillages qui ont sévi dans le Sanctuaire)et d'un vaste manteau , comme Notre Dame de la Daurade à Toulouse.
La cloche miraculeuse de la Vierge noire de Rocamadour signalait, par dessus les plaines et les montagnes, par son tintement, le sauvetage en mer de marins.
Cette reconnaissance des marins valut, à la Dame de Rocamadour d'être vénérée dans plusieurs chapelles de bord de mer.
Lors des « Grands Pardons » et de la distribution des indulgences plénières, les marins apportaient à Rocamadour des barques comme ex voto pour Notre Dame.
Lorsque en 1831 Jacques Antoine Delpou écrivait que cet oratoire en parlant de Notre Dame de Rocamadour ne subsisterait pas, tant il était dégradé, il n'imaginait pas qu'à partir de 1857, tout serait mis en œuvre pour reconstruire ou consolider les sanctuaires. Cet arc brisé en est une preuve.
Ce château, sis au plus haut de la colline est en réalité le seul vestige d'un fort du XIVème siècle destiné à protéger les sanctuaires installés en contre bas.
Sur la terrasse supérieure, on découvre un cèdre majestueux qui fut planté là au XVIIème siècle.
Il résista aux guerres et aux pillages mais faillit bien disparaître à cause du grand froid qui parfois sévit dans ces montagnes.
En 2007, comme l'atteste cette plaque, c'est un moine, Martin Wolf qui à force de patience et de soins réussit à sauver cet arbre qui était déjà, à cette époque, plus de trois fois centenaire.
Ce sera notre dernière vue sur Rocamadour même, mais notre voyage n'est pas terminé





































